Introduction

 

L’incontinence urinaire peut concerner tout un chacun, femme, homme, jeune comme âgé. Il est parfois difficile d’en parler, même à son médecin de famille, pourtant de nombreuses solutions existent. Comme l’origine d’une incontinence urinaire peut être variée, l’urologue devra déterminer la cause de l’incontinence avant de proposer des traitements. Ceci va nécessiter de questionner le patient au sujet de son incontinence et de sa santé générale ainsi que de l’examiner; certains tests complémentaires peuvent s’avérer nécessaires également. 

 

L’hyperactivité vésicale

 

On parle d’hyperactivité vésicale lorsque l’on doit se rendre fréquemment aux toillettes avec un sentiment de besoin imminent ou urgent. Ceci peut s’accompagner d’une incontinence d’urgence avec des fuites qui ne peuvent être retenues, d’un volume plus ou moins élevé.

Si vous souffrez de tels symptômes le médecin devra s’assurer qu’aucune infection urinaire est en cours et qu’il n’y a pas d’anomalie de la muqueuse vésicale. Si tel n’est pas le cas la première ligne de traitement consistera en de la physiothérapie et des médicaments. En cas d’échec de ses traitements ou d’effet insuffisant le médecin vous proposera d’effectuer un bilan urodynamique pour confirmer le diagnostic de vessie hyperactive et diriger d’autres traitements. Ceux-ci peuvent consister en une injection de toxine botulique dans la vessie ou de la neuromodulation électrique.

 

L’incontinence d’effort

 

On parle d’incontinence d’effort lorsque l’on présente des fuites d’urine lors d’un effort, le plus caractéristique étant lors de la toux ou l’éternuement en position debout. Ceci concerne fréquemment la femme toutefois l’homme peut également être sujet à ce type d’incontinence, par exemple après une intervention de la prostate. Certaines situations neurologiques peuvent également amener à ce type d’incontinence et doivent être excluent avant d’aller plus en avant dans la prise en charge. De la physiothérapie sera la première ligne de traitement, et en cas d’échec ou d’effet insuffisant le médecin vous proposera d’effectuer un bilan urodynamique pour confirmer le diagnostic et diriger d’autres traitements. Ceux-ci peuvent consister en la mise en place d’une bandelette sous urétrale, d’un sphincter urinaire artificiel, de ballonnets périurétraux, ou en une injection d’agents comblants dans l’urètre. 

 

L’énurésie nocturne

 

On parle d’énurésie nocturne en cas de perte involontaire d’urine pendant le sommeil. Cette situation peut être persistente depuis l’enfance, mais peut également réapparaître, on parle alors d’énurésie nocturne secondaire. Il existe une origine génétique, mais certaines causes médicales doivent être exclues. Quelques mesures simples associées à une physiothérapie spécialisée peuvent parfois être suffisantes à éviter les fuites. En cas d’échec une thérapie médicamenteuse s’avère le plus souvent efficace, avec toutefois des risques de récidives, car l’énurésie nocturne chez l’adulte est difficile à éradiquer. 

 

L’incontinence par regorgement

 

On parle d’incontinence par regorgement lorsque des fuites apparaissent sans contrôle, sans besoin mictionnel, dans le contexte d’une rétention d’urine chronique, c’est à dire lorsque la vessie ne se vide pas bien. La vessie est alors tellement pleine qu’elle ‘déborde’. Ceci peut arriver chez l’homme et la femme, chez l’homme ceci peut être conséquence d’un agrandissement de prostate, et chez la femme conséquence d’une descente d’organe. Certaines situations neurologiques peuvent également amener à ce type d’incontinence. Lorsque le diagnostic est fait, la première mesure consistera à vider la vessie par une sonde. Après un apprentissage adéquat, ceci peut se faire avec une sonde jetable par le patient lui-même autant de fois que nécessaire dans la journée, cela s’appelle l’autosondage intermittent. Un bilan complémentaire avec cystoscopie et éventuellement bilan urodynamique est effectué afin d’expliquer la cause de la rétention urinaire et diriger les traitements.

 

La neurourologie

 

Il s’agit de la discipline s’occupant des troubles urologiques secondaires à une maladie neurologique. La tâche du neurourologue est d’évaluer et établir un plan de suivi, et le cas échéant de traitement, des troubles urinaires, des dysfonctions sexuelles, et des risques de détérioration de la fonction rénale d’origine neurologique. 

Les patients souffrant de maladie neurologique présentent très fréquemment des troubles urologiques, par exemple dans la maladie de Parkinson, la sclérose en plaques, ou après un accident vasculaire cérébral. Les problèmes traumatiques et dégénératifs de la colonne vertébrale génèrent d’importants problèmes urologiques également, comme dans la paraplégie et tétraplégie, le syndrome de la queue de cheval ou après excision de tumeur. Après un questionnaire médical et un examen minutieux le médecin proposera de procéder à certains examens nécessaires au bilan adéquat des troubles urinaires d’origine neurologique. Le bilan urodynamique sera la plupart du temps essentiel, car il est le seul examen permettant un diagnostic précis en particulier en ce qui concerne le risque de détérioration de la fonction rénale. 

Les thérapies proposées viseront à être sec, à vider complètement la vessie et préserver la fonction rénale. L’autosondage intermittent a été un développement important dans le domaine de la neurourologie et est très fréquemment utilisé, seul ou en association avec d’autres thérapies comme l’injection de toxine botulique. Un apprentissage adéquat de l’autosondage avec du personnel soignant spécialisé est essentiel. Certaines interventions chirurgicales peuvent s’avérer nécessaires et seront discutées avec le médecin, surtout en cas d’incontinence ingérable, d’infections urinaires fébriles ou de mise en danger de la fonction rénale.

Les troubles de la fonction sexuelle chez le patients souffrant de maladie neurologique seront discutés et un bilan ainsi qu’un plan de traitement peuvent être proposés par le médecin. 

 

Le bilan urodynamique

 

Il s’agit d’un examen permettant la mesure des pressions exercées dans la vessie lors du remplissage (cystomanométrie) et lors de la vidange de la vessie (étude pression-débit). A cette fin une sonde très fine est introduite dans la vessie par l’urètre, et une deuxième sonde aussi fine est introduite dans l’anus, cette manœuvre étant nécessaire à la mesure de la pression abdominale et donc de la pression vésicale soustraite, c’est à dire de la pression vésicale vraie. Ces manipulations sont gênantes par leur caractère intime et génèrent une sensation désagréable très transitoire, mais il ne s’agit pas d’un examen douloureux. La vessie est remplie avec de l’eau physiologique stérile ou du produit permettant une visualisation radiologique de la vessie. Tout au long du remplissage le patient est questionné au sujet des sensations vésicales et du besoin d’uriner. L’apparition de fuites d’urine est vérifiée et certains tests de provocation des fuites peuvent être faits. Lorsque le besoin d’uriner est fort, le patient sera invité à uriner, avec la sonde fine en place, ceci donnant d’importantes informations au médecin. Après la fin de l’examen les sondes sont retirées aisément et le patient peut retourner sans problème à son programme habituel. Une légère brulure en urinant après l’examen est fréquemment ressentie, brulure qui doit s’atténuer dans la journée. Il n’y a pas d’indication à prescrire systématiquement un antibiotique pour cet examen, mais il peut arriver une cystite dans de rares cas après un bilan urodynamique. 

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