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Biopsies prostatiques par fusion d'image


Les biopsies de la prostate par voie endorectale sous guidage échographique biplan sont le gold standard pour le diagnostic du cancer de la prostate. Or, le rendement de ces biopsies est très faible avec un taux de détection pour les cancers de 20-30%. Afin d’augmenter ce rendement, le repérage par échographie endorectale tridimensionnelle, associé à une visualisation en direct de leur localisation exacte, a lentement débuté depuis 2010. Quelques études préliminaires ont ainsi démontré une amélioration significative de la précision des biopsies, avec augmentation de leur rendement jusqu’à plus de 40%. Plus récemment, la fusion des images d’IRM prostatique avec celles de l’échographie tridimensionnelle permet de cibler les nodules suspects de tumeur à l’IRM et d’arriver à un rendement atteignant 100% dans les cas favorables.

Introduction Les biopsies de la prostate par voie endorectale sous guidage ultra-sonographique (TRUS) sont depuis vingt ans le gold standard pour le diagnostic de l’adénocarcinome de la prostate. Ces biopsies se font classiquement en utilisant une sonde endorectale ultra-sonographique biplan (2D), en prélevant un nombre de carottes proportionnel au volume de la glande, comme par exemple défini par le nomogramme de Vienne. Ce nomogramme prend en considération l’âge du patient ainsi que le volume de la prostate (un patient jeune ainsi que celui qui a une grande prostate bénéficient d’un nombre de biopsies plus élevé), tout en définissant les différentes zones de la prostate à biopsier de façon égale. Malgré ces précautions, le rendement des biopsies de la prostate est très faible : seules 20 à 30% des biopsies réalisées par TRUS biplan chez des patients dont le taux de PSA est compris entre 4 et 10 μg/l, reviennent positives pour un adénocarcinome de la prostate. De plus, chez près d’un quart des patients présentant un cancer de la prostate, un premier set de biopsies revient négatif, ce qui est probablement lié à l’imprécision de la distribution des biopsies effectuées. Trois patients sur quatre sont donc biopsiés inutilement (tableau 1) tout en courant un risque de 2-5% d’être victime d’une prostatite aiguë post-biopsie, dont la moitié d’entre elles sont associées à une septicémie.



L’imprécision du guidage échographique biplan tient principalement au fait qu’il est impossible de s’assurer et de confirmer la localisation exacte des biopsies effectuées. Dans une proportion significative, les carottes obtenues ne proviennent pas de la région prostatique qui a été visée car l’échographe biplan ne permet qu’un repérage en deux dimensions, et les appareils classiquement disponibles ne permettent pas de stratégie virtuelle. Des biopsies répétées s’avèrent parfois nécessaires avant de détecter un cancer de la prostate en cas de suspicion clinique ou biologique. C’est ainsi que certaines équipes proposent d’effectuer jusqu’à 20 et 30 biopsies, dites de saturation, par voie transpérinéale à l’aide d’une grille de curiethérapie.

Afin d’augmenter le taux de détection du cancer de la prostate, certaines équipes ont développé une technique de réalisation des biopsies en utilisant un repérage par IRM qui permet de cibler les lésions suspectes, visualisées lors de l’imagerie.5 Or, cette technique prend beaucoup de temps en raison de la modalité de repérage qui se fait en plusieurs séquences, nécessite parfois une anesthésie générale et augmente ainsi considérablement les coûts. De plus, elle requiert en général entre quatre et six biopsies avant d’atteindre des lésions suspectes, visualisées à l’IRM.6 L’industrie a ainsi essayé de développer de nouvelles technologies plus performantes et moins coûteuses permettant des biopsies ciblées de lésions suspectes.

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